11ème Traversée des Landes en roller: 4 Krokos y étaient !

Fidèles abonnés de la voie verte en Vaunage, 4 vaillants Krokos (Valérie, Laurent, Jean Luc et Philippe) désireux d’élargir leurs horizons ont décidé de participer cette année à la Traversée des Landes. L’aventure consiste à relier en roller, en 2 jours, Gujan-Mestras (Gironde) à Anglet (Pyrénées Atlantiques) ; soit un périple de 220 km.11ème Traversée des Landes11ème Traversée des Landes

Le vendredi 23 mai, nos 4 krokos ont rejoint en fin d’après-midi Gujan-Mestras où ils sont

accueillis par une météo automnale avec averses intermittentes, vent et une température plus que fraiche.

Après un rapide repérage du lieu d’hébergement, une balade le long du bassin d’Arcachon (qui ne croule pas sous l’affluence des touristes, il n’y a qu’eux !) nos 4 sportifs peaufinent leur préparation physique et mentale en s’attablant devant un bon plat… de pâtes.

Le lendemain après une petite nuit bercée par les ronflements de certains …ils se rendent, au petit matin, sur le lieu de départ de la randonnée où ils retrouvent un ciel couvert et menaçant ainsi que la froidure printanière.

Accueilli avec un café et des chocolatines, chacun reçoit son petit sac de survie (tee-shirt à l’effigie de la rando, plaquette avec les numéros des personnes à prévenir en cas de problème, barres de céréales)

Aux environs de 9h00 le départ est donné, le peloton de 150 patineurs s’élance tranquillement, tout  d’abord sur un rythme d’échauffement.

Laurent tout content d’y être enfin, part « tout feu tout flamme », si bien qu’au bout de de 50m c’est la chute, sur le passage de la voie ferrée. Le ton est donné !

Ensuite, passage à proximité de la Dune du Pilat qui n’est pas le seul relief dans la région ! Montées et descentes alternent une bonne partie de la matinée. Pour les montées, celui ou celle qui n’a pas la technique « chaussées humides » fait inévitablement du « sur place »; tandis que pour les descentes, chacun ou chacune adopte sa propre technique…:

♠ Jean-Luc, à force de flirter avec le bas-côté, finit par chuter. Sa glissade est stoppée finalement par une barrière de sécurité, non sans frayeur car il se retrouvera avec le poteau entre les jambes..ouf !

♣ Philippe écrase de toutes ses forces la gomme des roues de ses rollers sur le bitume mais l’accroche n’est pas suffisante  pour parvenir à le ralentir ! A bout de force, il se jettera carrément sur le bas-côté.

♦ Laurent, malin, pense qu’il peut prendre tout son temps et avancer millimètre par millimètre, jusqu’à ce que le « vélo-balai » lui signifie qu’il est bon dernier et qu’il faut accélérer un peu! Accroché au vélo, la descente deviendra alors plus « sécure » pour lui.

♥ Valérie (optimiste toujours !) mise sur sa bonne étoile. Le freinage en Té devenant inutile en raison de la prise de vitesse inéluctable, elle adopte la position basse (mais chez elle, c’est naturel donc facile), bien fléchie en criant « A gauche ! A gauche ! ». Comme ça, ce sont les autres qui finissent par s’écarter!

Les kilomètres s’enchainent ponctués de pauses regroupement et de ravitaillements qui jalonnent le parcours.

Au premier ravitaillement Philippe est encore émotionné de sa chute, avec un  genou écorché, le maillot froissé et ses lunettes en vrac! Lunettes qu’il a même perdues mais il ne sait plus où ni quand !

Après 70km, c’est enfin la pause repas. L’organisation est calibrée au détail près et ne faiblira pas de tout le week-end. Tout y est : la sécurité, la convivialité, les masseurs ainsi qu’une bonne et copieuse restauration.

Après cette pause réparatrice, l’organisation met un peu la pression pour faire redémarrer le convoi car il y a un timing à respecter pour arriver au camping avant la nuit. Il va falloir maintenir la cadence sous peine de finir la journée dans le mini bus –balai.

Les 60 km de l’après-midi sont plus roulants que ceux de la matinée, La piste qui passe au milieu des pins durant une quarantaine de kilomètres (Mimizan-St Girons plage) est un vrai bonheur. Toutefois, la reprise de l’après-midi est un peu poussive pour Valérie et Laurent. La première fait une erreur de trajectoire et quitte la piste pour s’échouer sur le bas-côté sablonneux. Laurent, toujours prêt à lui venir en aide, tente un virage en aigle et part lui aussi au tapis

Les 10 derniers kilomètres commencent à peser dans les jambes et sur le moral, jusqu’au moment où le camping « Col vert », point d’arrivée de la première journée, est en vue.

Au camping, c’est la classe : nos 4 Krokos retrouvent leurs sacs de voyages déjà posés dans leur bungalow.et de multiples services sont mis à leur disposition  dont une piscine chauffée et une salle de massages.

Après une bonne douche décontractante, des étirements, un rapide nettoyage des rollers, ils rallient, à pied cette fois, la salle d’apéro où la bière coule à flot. Sur place, ils participent au rituel d’intronisation réservés aux nouveaux venus orchestré par Jean Jacques (le chef organisateur) qui a revêtu, pour la  circonstance, la tenue landaise traditionnelle constitué du béret, du gilet en laine, du pantalon bouffant et des ballerines. Les bizuts obligés d’ingurgiter une  boisson énergétique » se voient remettre un médaillon qu’ils devront arborer jusqu’à la fin du week-end.

Après le diner, malgré un groupe musical prêt à les faire danser toute la nuit, nos 4 sportifs, soucieux d’être opérationnels le lendemain ne s’attardent pas à table.

Le lendemain, dimanche 25 mai, ils se retrouvent donc frais et dispos pour enchainer les 80 kms de la journée qui ne devront être qu’une formalité comparée à la performance de la veille.

Après plusieurs traversées de village, regroupements et ravitaillements en front de mer c’est l’arrivée à Cap Breton pour le déjeuner. TV LANDES accompagne le cortège en vue de réaliser un reportage régional du style  « sea, sun, roller et …massages ».

Valérie préfèrera même rater le buffet plutôt que de rater le masseur et ses bienfaits…

L’après-midi vers 15h, c’est le départ pour la dernière partie du périple. La fatigue commence à se faire sérieusement sentir. L’équilibre devient plus incertain, les douleurs de pieds plus présentes. Mais l’enthousiasme général est grisant, et les organismes capables encore de dépassements.

Vers 16h30, c’est enfin l’arrivée sur le parking de la patinoire d’Anglet.

Après deux heures de détente, ponctuées par la douche, l’apéro, la remise des diplômes et cadeaux (le fameux pot de rillette « Prunier », la bouteille de vin et le set de table plastifié !) nos 4 Krokos montent dans le bus qui les ramènera à Gujan-Mestras afin de récupérer leur véhicule pour rentrer sur Nîmes où ils arriveront à une heure très avancée de la nuit.

L’aventure fut tellement belle avec beaucoup de glisse, de dépassement de soi, de la convivialité, de la bonne humeur qu’aussitôt est née, dans l’esprit de certains,  l’idée d’y revenir l’an prochain !

(Les photos de leur odyssée sont visibles ici dans la galerie photos )